LASER MEGA-JOULE, RETOUR VERS LE FUTUR ?

 

Avril 2015.

par A. Behar

 

 

Nous avons en décembre 2010 (MGN, 25, N°4) exprimé nos doutes sur l'avenir du futur laser mégajoule (LMJ) qui se construit à BARP en Gironde, ainsi que sur sa prétention à réussir la fusion contrôlée. Nous avons aussi expliqué que ce projet dit de simulation des essais nucléaire ne simule rien du tout, mais alimente le rêve d'une nouvelle arme faite uniquement de fusion, sans la masse critique et les problèmes des bombes actuelles liés à la fission, enfin capable d'être miniaturée et qui sait, de peut être se rapprocher d'un autre bluff, la bombe à neutrons. Figure 1.

Le LMJ, était prévu opérationnel en 2010 mais la mise en place effective fut repoussée à 2014. Ce fleuron, plus, ce cœur même de la simulation de "nos" armes atomiques,  n'est prévu que pour la sûreté et la fiabilité de notre arsenal nucléaire, malgré l'arrêt des essais grandeur nature depuis 1996 (1).

 

Il a fallu attendre le 5 décembre 2014 pour constater l’absence de toute possibilité de mise en fonction du laser mégajoule. Il devait « allumer » la fusion inertielle, il n’a rien allumé du tout. Son grand frère de Livermore (USA) bien plus avancé technologiquement n’a pas non plus allumé quoi que ce soit.

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LASER MEGAJoule 3.doc
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LASER MEGAJOULE, ITER: FAUT-IL FANTASMER DEUX FOIS ?

 

janvier 2011.

par  A.BEHAR   

 

LASER MEGAJOULE ITER.doc
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Deux événements récents ont fait ressurgir ces 2 paris sur le futur:

- Pour le "laser mégajoule", la visite récente du président de la république à BARP en Gironde (voir notre site amfpgn.com),et l’accord franco-britannique ont fait ressurgir la question des essais nucléaires en laboratoire, même si le (futur) laser mégajoule n'est manifestement pas indépendant de cette option.

- Pour le "international thermonuclear experimental reactor" (ITER), la révision à la hausse du surcoût de sa construction à Cadarache, soit plus du double du budget initial avec 6,6 milliards d'euros pour l'union européenne, et 1,1 milliards d'euros pour les contribuables en France.

Au delà des prises de positions des uns et des autres, en particulier sur la violation du traité d'arrêt complet des essais nucléaires (TICEN), Il nous paraît important de revenir sur la signification et les enjeux, les rêves et les réalités des 2 projets. Même si des dossiers complets dans 4 numéros de MGN (1) ont contribué à éclairer nos lecteurs.

 

NATURE DU FANTASME COMMUN
 

Dans les deux cas, la référence au soleil, qui pratique en continu la "fusion nucléaire" n'est pas fortuite. Le rêve est d'en faire autant à notre échelle avec un parfait contrôle du début et de la fin de cette explosion. L'objectif est avant tout la création de nouvelles bombes, pouvant (enfin?) correspondre à la dénomination de "mini nukes", bien en dessous du gigantisme actuel même si la charge actuelle est de l'ordre du kilo tonne. Secondairement, il y a aussi le rêve de trouver une nouvelle source d'énergie pour relayer les centrales nucléaires à bout de souffle.

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